Ville de Ste-Thérèse Rue du Chanoine Lionel Groulx
Prêtre, historien et
porte-parole nationaliste, Lionel Groulx naquit le 13 janvier 1878. Il fait ses
études au Séminaire de Ste-Thérèse. Il enseigne à l’Université de Montréal de
1915 à 1949, ayant obtenu la chaire d’histoire canadienne. Il fonda d’ailleurs
le département d’histoire de l’Université de Montréal en 1940.
Son grand intérêt pour
l’histoire canadienne – française le met en relief. Il participe activement
à la revue mensuelle L’Action nationale. Il a milité dans la Ligue des Droits du français
et a développé un sentiment nationaliste assez marqué même s’il évitait le mot
« séparatisme » et parlait plutôt « d’état autonome pour un
Canada français ». Maître à penser de la trempe d’Henri Bourassa, il a
toujours encouragé un Québec français et catholique. Il affichait un
enthousiasme pour la révolution tranquille, en adversité avec Maurice
Duplessis.
Il a développé un
programme d’histoire du Québec où il présente la Conquête comme un
désastre, où il critique la
Confédération de 1867 et y présente l’hostilité envers le
fait français à travers le Canada.
Auteur souvent
critiqué, il a publié « La Confédération canadienne » en 1917,
« Notre maître le passé » en 1936, « L’Empire français en
Amérique du Nord (1534-1760) en 1958, et bien d’autres œuvres nationalistes. Il
a fondé l’Institut d’Histoire d’Amérique française (IHAF) en 1946. Son
œuvre suggère d’aller vers une reconquête de la liberté… Il meurt le 23
mai 1967.